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D’abord arc-boutée dans un refus qu’elle argumente avec conviction, l’auteure finit par se laisser tenter par l’aventure insolite que lui propose son éditrice : une nuit au musée.


De l’art, des artistes et des musées Lydie Salvayre a des « choses à dire », et elles ne sont pas des plus consensuelles. D’où sa réponse d’abord opposée au projet. Mais il s’agit d’une nuit au musée Picasso, tout particulièrement en compagnie de « L’homme qui marche » du sculpteur Alberto Giacometti. Et cette œuvre qui la fascine depuis très longtemps, notre auteure ne l’a jamais vue « en vrai ».


Installée pour la nuit, l’auteure peine à entrer dans le dialogue intérieur avec l’œuvre attendu. Equipée d’un carnet de notes où elle inscrit pensées et mouvements, elle s’interroge : « Mais qu’est-ce que je suis venue foutre ici ?» et marque son « désenchantement » : « Je ne savais que faire de ce moment que j’avais pensé exceptionnel… ».


Mais au fil de cette longue, longue nuit d’insomnie (re)surgissent des souvenirs d’êtres et de moments qui l’ont en partie construite. Traversée par des émotions et des questionnements intimes dont l’émergence en ce lieu la surprennent la première, Lydie Salvayre les partage ici, généreusement, avec ses lecteurs. S’interrogeant, Lydie Salvayre nous interroge aussi.


Implacable, mais parfois bienveillante, à l’égard d’elle-même, de quelques proches et de certaines figures de son panthéon artistique et littéraire, l’auteure se livre d’une écriture déroutante mais avec franchise et beaucoup d’humour.


Stock, 2019 - (Ma nuit au musée)