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Un arrêt au bord de la route « pour admirer la vue » à l’occasion d’une sortie à la campagne avec des amis. Des vaches paissant dans un pré…et la vie du narrateur va basculer.


De cette paisible contemplation surgissent des sensations, des émotions, une totale perception du monde qui l’entoure tout à fait inhabituelles pour le personnage central de ce récit. Transformé de l’intérieur, le narrateur se découvre l’impérieuse nécessité d’écrire.  « Je ne pensais pas à écrire, je ne l’avais jamais imaginé. Je ne crois pas, un jour, avoir même eu envie d’écrire comme je le fais en ce moment et chaque jour dès que je me lève le matin. C’est devenu comme un besoin » (p.11)


Dans ce court roman le narrateur livre pour l’essentiel le témoignage de sa vie bouleversée par le surgissement de l’écriture dans son quotidien. De ses écrits intitulés «Cahier de brouillon», il partage aussi quelques pages qui retracent des moments de l’enfance.
En rupture avec sa «vie d’avant», il est toutefois accompagné, avec une spontanéité qui ne manque pas d’étonner, par sa femme. Lectrice, contrairement à lui qui « n’aime pas lire », elle se propose de lire, et de corriger, au besoin, ses écrits. Intriguée autant qu’intéressée par ce qui habite désormais son conjoint, elle veille à favoriser sa nouvelle activité et à sauvegarder ses «productions», parfois sans concessions.


Et l’auteur ? Le lecteur bien sûr s’interroge sur sa part d’expérience partagée avec son narrateur si particulier. Un indice : animateur d’atelier d’écriture auprès de publics très divers, Jean-Paul Michallet est un auteur qui fait écrire. « Je me dis que je voudrais parvenir en écrivant à me rendre le monde compréhensible* » : on serait tenté de l’imaginer porteur de cette même quête qu’il fait exprimer par son narrateur.

 

* Ne cherchez pas le développement de l’astérisque ici posé, c’est un code d’écriture du narrateur


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La rumeur libre, 2019